Comment les chèvres de montagne survivent sur des falaises que la plupart des humains ne peuvent pas escalader

10

On dirait qu’ils devraient tomber. Des corps trapus, des pattes courtes et un pelage qui semble trop épais pour l’air glacial. Mais la chèvre de montagne, connue scientifiquement sous le nom d’Oreamnos americanus, appartient à la famille des bovidés et prospère là où rien d’autre ne veut aller. Ces ruminants nord-américains s’accrochent aux faces verticales, se déplaçant des falaises au bord de l’océan jusqu’aux plus hauts sommets glaciaires.

Leur stratégie de survie est simple : aller là où les prédateurs ne peuvent pas les suivre. Alors que les loups ou les ours chassent au sol, ils hésitent au bord d’un précipice glacé. Les chèvres ne le font pas. Ce sont des grimpeurs agiles et méthodiques. Leurs sabots sont adaptés à une position peu sûre sur la neige et la glace. Lorsqu’un prédateur s’approche trop près ou si un humain s’immisce sur son territoire, la chèvre se retourne. Il tient bon.

Ils se retournent volontiers contre leurs poursuivants, y compris les humains.

Ce n’est pas un herbivore doux. C’est un spécialiste.

Où vivent réellement les chèvres de montagne

Les chèvres de montagne font partie de la tribu des Rupicaprini, un groupe spécifique de la famille des bovidés. Elles ne ressemblent en rien aux chèvres domestiques, mais génétiquement, elles sont de proches cousines des moutons et des vraies chèvres. Leur aire de répartition s’étend du Yukon et de l’Alaska jusqu’à l’Utah. La majeure partie de la population vit en Colombie-Britannique.

Les efforts de réintroduction ont fonctionné dans certains endroits. Les populations ont rebondi à leurs niveaux antérieurs dans certaines zones. Ils ont également été déplacés vers des endroits où ils n’ont jamais évolué, notamment :

  • Île Kodiak
  • La Péninsule Olympique à Washington
  • Les Montagnes Rocheuses au Colorado
  • Les Black Hills dans le Dakota du Sud

Cela n’a pas fonctionné partout. Les chèvres de montagne parcouraient l’île de Vancouver au début de la période postglaciaire. Ils y ont disparu. Les tentatives modernes pour les ramener ont échoué.

Pourquoi surveiller les populations de chèvres de montagne est important

Ces animaux sont sensibles à l’activité humaine. Leur nombre fluctue en fonction du stress environnemental. Cela en fait une cible d’observation constante. Les écologistes surveillent de près pour détecter les problèmes le plus tôt possible. Ils doivent appliquer une gestion corrective avant que les populations ne s’effondrent.

Les ignorer n’est pas une option. L’équilibre est délicat. De petits changements dans l’habitat ou la présence humaine peuvent faire pencher la balance.

Caractéristiques physiques et tactiques de combat

Ces animaux ont l’air coriaces. Corps trapus, jambes musclées, sabots larges. Se tenant à environ 1 mètre (39 pouces) à l’épaule, les grands mâles pèsent plus de 120 kg (260 livres). Les femelles sont plus légères, pesant généralement de 60 à 90 kg (130 à 200 livres). Le pelage est grossier, blanc et hirsute, cachant un épais sous-poil laineux. Une barbe encadre le museau élancé. Les mâles et les femelles sont presque identiques, tous deux arborant des cornes noires et pointues légèrement recourbées vers l’arrière. Ces cornes mesurent de 5 à 25 cm (2 à 10 pouces).

Ils ne se prennent pas la tête. Contrairement aux vraies chèvres, les chèvres de montagne se poignardent avec leurs cornes. Cela rend les combats dangereux. Les blessures graves sont fréquentes. En conséquence, ces animaux sont très réticents à se battre. Les mâles développent une peau très épaisse sur leur corps. Il agit comme une armure contre les rivales ou les femelles agressives.

Les cornes sont des armes, pas des béliers. La menace d’attaques au couteau empêche la plupart des conflits de dégénérer en bagarres brutales et fréquentes.

Régime alimentaire et supplémentation en minéraux

Vivre sur des falaises étroites limite les sources de nourriture. Les chèvres de montagne compensent en mangeant une grande variété de plantes. Graminées, herbes, feuillages, brindilles et lichens sont tous au menu. Les sapins alpins et autres conifères sont particulièrement importants. À la limite des arbres, ils peuvent creuser dans la neige profonde pour atteindre ces plantes.

L’été apporte des besoins nutritionnels spécifiques. Les femelles en lactation et celles qui développent un nouveau pelage ont besoin de nutriments supplémentaires. Ils quittent à contrecœur la sécurité de leur falaise pour visiter des mines de minéraux. Le soufre inorganique est ici la clé. La flore ruminale de la chèvre utilise ce minéral pour synthétiser la cystéine et la méthionine. Ce sont des acides aminés rares. Ils sont indispensables à la pousse des cheveux durant cette période.

Hiérarchie sociale et reproduction

La structure sociale est inhabituelle. Les mâles s’en remettent volontiers aux femelles. Les femelles vivent en petits groupes. Lors des hivers rigoureux, ils peuvent devenir territoriaux. Les mâles adultes, en revanche, sont solitaires.

Le comportement de cour est distinct. Les mâles rampent vers les femelles. Ils émettent des sons semblables à ceux des chevreaux. L’accouplement a lieu fin novembre et décembre. Après la saison des amours, les femelles chassent souvent les mâles de leurs aires d’hivernage.

La reproduction suit un calendrier strict. Un seul enfant, rarement deux, naît à la fin du printemps. La gestation dure environ 180 jours. Une semaine après sa naissance, l’enfant rejoint un groupe de crèche. Les mères sont très protectrices. En hiver, les femelles et leurs petits revendiquent un habitat favorable en falaise. Ils chassent les autres chèvres de ces territoires. Ils attaquent sans hésitation les mâles hésitants. Les femmes sont en réalité plus susceptibles de se battre que les hommes.